Mon voyage dans les Pyrénées


Comment est-ce dans une fourmilière ?

La crête d'Azet

Les abeilles

Le gouffre d'Esparros

Les glaciers

La villa gallo-romaine

Pour protéger les ours

Qu'est-ce qu'un parc national ?

La centrale hydroélectrique

 


 

Comment est-ce dans une fourmilière ?

Sur le sol de la forêt, un arrondi de brindilles est pour les fourmis une bonne protection contre le froid et l'humidité. Bien exposé aux rayons du soleil, le "toit" de leur fourmilière emmagasine la chaleur. A l'intérieur, s'empilent plusieurs étages de chambres et de galeries. Les fourmis ouvrières s'agitent sans cesse, nettoient, creusent, consolident, transportent les aliments, nourrissent les larves et s'en occupent vraiment. Ainsi, quand il pleut ou il fait froid, elles les descendent plus profondément dans la terre, et ne les remontent que lorsque le beau temps revient.

 

 

 

 

La ballade à la crête d'Azet

 

Le Mardi 22, nous sommes allés à la crête d'Azet. Patick, notre guide, était avec nous pour la ballade. Avant de partir, nous avons vu des fermes traditionnelles. La ferme a une grange et un petit espace pour les propriétaires. Sa toiture est faite d'ardoises taillées à la main et posées sur la charpente sans crochets. Ces gens venaient avec leurs bêtes au printemps. Nous avons continués notre marche sinueuse. Avant manger, nous nous sommes arrêtés, Patrick nous a montré un bois et une patte de cerf et une patte de sanglier. Au moment de manger, nous avons vu des chevreuils et un Milan Noir. A la fin du pique-nique, nous sommes montés en lacet et nous nous sommes arrêtés dans un petit chemin. Patrick nous a expliqué que dans le temps, il y avait des mines de manganaise : un alliage pour fabriquer des canons et peindre des vitraux. Nous sommes repartis et nous nous sommes arrêtés pour goûter. Patrick, nous a montrés des conduites forcées.

Un peu de vocabulaire :

Crête : une ligne qui sépare 2 vallées.

Col : le passage d'une vallée à une autre.

Port : crête frontière.

 

 

 

Les abeilles

Les abeilles sont des insectes sociaux qui vivent en colonies. Une colonie d'abeilles est très fortement organisée, elle se compose toujours de milliers d'ouvrières, de quelques faux bourdons et d'une seule reine. A l'état naturel, les abeilles s'installent dans un arbre creux, sous un toit ou dans une vieille cheminée. Lorsque l'abeille butine les fleurs pour aspirer le nectar avec sa trompe, elle récolte aussi du pollen avec des poils de ses pattes arrières. Elle transporte le pollen produit par les étamines (organes mâles) d'une fleur sur le pistil (organes femelles) d'autres fleurs.

C'est la pollinisation. Le pollen qui est transporté de fleur en fleur féconde les arbres fruitiers. Les abeilles sont donc très utiles à l'homme car, grâce à elle, la nature produit de beaux fruits et multiplient les plantes. Le miel et la cire ont d'abord intéressé les hommes. Pendant très longtemps le miel a été le seul moyen pour sucrer les aliments et la cire servait à l'éclairage, on en faisait des bougies. Les apiculteurs ont domestiqué les abeilles en mettant à leurs disposition des ruches dont elles "payent le loyer" sous forme de miel et de cire.

La miellerie

A la miellerie de Guchen, un apiculteur nous a expliqué la vie des abeilles. Une reine peut pondre entre 2 000 et 3 000 oeufs par jour. La reine peut vivre 45 jours.

Les abeilles ont des métiers :

1 : nettoyeuses d'alvéoles.

2 : nourrissières.

3 : cirières.

4 : butineuses.

5 : ouvrières.

Les abeilles que l'on rencontre au printemps, sont de très jeunes reines qui viennent de passer l'hiver dans une cage bien abritée. Quelques abeilles meurent pendant l'automne. Quand la reine trouve son nid, souvent il s'agit d'un trou de souris ou de taupe, elle y met la cire. Elle met du pollen et elle y pondra beaucoup d'oeufs. Les oeufs seront couvert par un peu de cire. Il y a 200 espèces d'abeilles, toutes les abeilles possèdent une robe épaisse pour qu'elles se protègent du froid. L abeille campagnarde à beaucoup de bandes jaunes sur le thorax et l'abdomen. Le thorax de l'abeille est tout brun. A l'extrimité de l'abdomen, l'abeille des pierres a une tache rougeâtre et elle est toute noire. A l'intersection du thorax et de l'abdomen, l'abeille jardinière a une ligne jaune. La plus petite abeille s'appelle l'abeille bruyère. Cette dernière n'est pas difficile à reconnaître, elle a une queue de couleur rousse.

A l'homme, l'abeille est l'insecte le plus utilisé car au printemps l'abeille produit du miel que l'homme ira rammasser ensuite. Sur le pistil, le pollen est porté par l'abeille. Les abeilles prennent comme abri un arbre creux ou une rûche. L'homme peut construire une maisonnette pour y recueillir le miel. Dans chaque rûche, il n'y a qu'une reine et quelques dizaines de mâles. Le toit de la rûche est enlevé par l'apiculteur. Pour recueillir le miel, les apiculteurs ont un rayon qu'ils passent à la centrifugeuse.

La vie des abeilles

Par un jour ensoleillé, la reine des abeilles quitte sa rûche. Elle est suivi par d'autres abeilles : les faux bourdons. La reine s'accouple avec le faux bourdon qu'elle a choisi, elle peut maintenant pondre ses oeufs. La reine retourne vite à sa rûche pour pondre beaucoup d'oeufs. Les nourrissières déposent chaque oeuf dans une petite chambre qu'on appelle : alvéole. Trois jours plus tard, de petites larves sortent des oeufs. Les nourrissières les nourrissent. Cinq ou six jours plus tard, les nourrissières ferment les alvéoles. A l'intérieur, les larves se transforment en abeilles.

La récolte

En automne, l'apiculteur enlève le toit de la rûche, il enfume les abeilles à l'aide d'un enfumoir. Un enfumoir est un appareil dans lequel on fait brûler un combustible, à l'aide d'un sifflet on projette la fumée obtenue sur les abeilles qui se précipitent dans les alvéoles pour sauver leur nourriture. Ainsi gavées de miel, elles n'auront plus la force de défendre leur territoire. Il est pourtant recommandé de toujours porter un masque et des gants.

Le lève-cadre est un outil qui sert à décoller les cadres, à les soulever et à les extraire de la rûche.

La brosse à abeilles sert à chasser les dernières abeilles qui se trouvent sur les cadres.

Lorsqu'il a récupéré tous les cadres, l'apiculteur les désopercule c'est à dire qu'il fait sauter les bouchons de cire qui ferment les alvéoles pleine de miel avec un couteau à désoperculer. En été, l'apiculteur surveille le remplissage des hausses.

Le miel

L'apiculteur met alors son miel dans un pot directement pour le vendre. Il est aussi possible de le livrer en pots à un marchand.

Malgré l'industrialisation actuelle, le miel reste un produit naturel, il est dans le pot tel qu'il était dans la nature. Il se conserve très bien et très longtemps. Il existe plusieurs sortes de miel : Colza-Accocia Tournesol, Lavande, Sapin... A peu de chose près, le miel est de l'eau et du sucre. Mais pas n'importe quel sucre! Du glucose et du fructose que notre corps doit assimiler très vite. Le miel est donc un très bon carburant quand notre corps doit fournir un effort. Il est souvent utilisé par les sportifs. Il est bon aussi pour les nourrissons et les enfants dont il aide la croissance. Il est bénéfique pour ceux qui souffrent des intestins. Il contient aussi des éléments antibiotiques grâce auxquels il est efficace pour soigner les maux de gorges.

 

 

 

La visite du gouffre d'Esparros

 

Nous sommes allés visiter le gouffre d'Esparros. Le guide nous a expliqué que le gouffre a été creusé en plusieurs parties. D'abord par le haut et après par le bas. Il a été découvert en 1943 : un berger en cherchant son mouton l'a entendu dans un trou, il a appelé Norbert Castret pour aller le chercher. Norbert Castret l'a exploré. Dans le gouffre, il y a un appareil qui mesure le taux de gaz carbonique. A la fin de la visite, le guide nous a montré des fistuleuses.

La vie du gouffre

Le gouffre est une cavité profonde et abrupte, fréquente dans les régions calcaires. Il a été creusé par l'eau, ça s'appelle l'érosion. Cette eau contient du gaz carbonique qui est un acide pour le calcaire. Cette roche s'est dissoute pendant plusieurs millions d'années. Des concrétions comme les stalactites, les stalacmites, les fistuleuses, les draperies, les tuyaux d'orgues s'y sont formés. Les stalactites se forment grâce à l'eau qui s'infiltre dans la roche et coule tout du long. Les stalactites se forment avec l'eau qui tombe du plafond et quand une stalacmite et un stalactite se rencontrent, ils forment une colonne. Des fistuleuses sont de toutes petites stalactites avec un tube au milieu de 1 ou 2 millimètres. Les stalactites et les stalacmites grandissent de 1 à 2 cm par siècle et grossissent d'un dé de jeu par siècle. Quand au calcaire sur les murs, il s'épaissit de 20 cm par siècle.

Les animaux du gouffre

Dans les gouffres, il existe aussi des êtres vivants. Ces animaux sont généralement décolorés et aveugles. Dans d'autres pays que la France, des salamandres, des protées, des chauves-souris, des guacharos, des coléoptères troglobies, des fers-de-lances, tarentules, des poissons aveugles, des crabes et en France on trouve des crevettes et des chauves-souris.

 

 

 

Les glaciers

 Les glaciers sculptent la montagne d'une manière bien caratéristique, facilement reconnaissable. Les glaciers empruntent souvent un relief déjà modelé par les cours d'eau. Rappelons que les vallées creusées par les cours d'eau ont un profil en V. Durant la glaciation, l'écoulement des glaces creuse à nouveau les vallées.

L'épaisseur d'un glacier se mesure généralement en plusieurs dizaines, parfois même jusqu'à quelques centaines de mètres. C'est une masse importante qui agit sur la roche de fond comme un buldozer. Le creusement n'est pas instantanné, mais se fait progressivement à mesure de l'écoulement sur de longues périodes de temps. Progressivement, vont se creuser des vallées qui peuvent atteindre des centaines de mètres de profondeur. Ces vallées auront un profil bien caratéristique en U. Après la fonte des glaces, on aura un paysage de cirque glaciaire (ancienne zone d'accumulation de la glace), de vallées dites en U (auge glaciaire), de pics et d'arrêts délimitant des vallées suspendues résultant du creusement par des glaciers plus petits venant se fondre dans le glacier principal. Le substrat rocheux porte la marque des glaciers : les roches sont moutonnées (arrondies par le frottement), ou cannellées, ou encore striées par des cailloux entrainés dans la glace, ce qui permet de déterminer la direction et le sens d'écoulement de la glace une fois le glacier disparu.

Voici les principaux dépots qui caractérisent le paysage post-glaciaire :

Moraine frontale : dépot formé au front du glacier, quand le glacier a atteint son avancé maximum et qu'il est stationnaire, par l'ammoncelle des fragrands rocheux de toutes tailles arrachés au substrat par le glacier, ainsi que des sédiments produits par l'abrasion de la glace sur la roche. Ce mélange de sédiment s'appelle un till.

Moraine de fond : dépot morainique sous le glacier.

Moraine latérale : dépot morainique aux marges du glacier confiné.

 

 

 

 

La villa gallo-romaine

Une villa est une immense maison. Celle de Montmaurin se situe à la campagne. Elle a été construite par un riche romain. Il a eu les moyens financiers pour pouvoir construire un domaine d'un millier d'hectares.

Il y a deux sortes de villa :

La villa "rustica" : elle concentre des bâtiments ruraux.

La villa "urbana" : elle est dotée de jardins, de portiques et de nymphées.

La villa gallo-romaine de Montmaurin est composée de plusieurs pièces situées à l'ombre et au soleil. Devant, nous trouvons la cour d'honneur qui est surveillée par un gardien. Après, se trouve le temple où vivait une déesse gauloise qui protégeait l'eau.

Ensuite, il y a le système du chauffage, des bassins, des latrynes, des colonnes en marbre, la salle de gymnastique... Les habitants plaçaient les salles résidentielles au nord-ouest. Entre les deux jardins, il y avait une cour intérieure où se trouvaient des viviers qui servaient à conserver des coquillages. En face, se trouvaient les chambres d'été et de l'autre côté se trouvait une deuxième cour intérieure avec des péristyles. Toutes les chambres se trouvaient au sud-est. Elles font 12 m2, 13 m2... La plus petite est de 9 m2.

 

 

 

 

Pour protéger les ours

 Les ours des Pyrénées

Sur les parois des grottes les hommes préhistoriques dessinaient des ours. On a retrouvé ainsi dans les Pyrénes plusieurs traces de représentation de cet animal. Il y en avait d'ailleurs, à l'époque préhistorique, deux espèces, l'ours brun actuel et le grand ours des cavernes aujourd'hui disparu.

Comment vit l'ours

L'ours s'enferme pendant tout l'hiver. On dit qu'il hiverne, c'est à dire qu'il passe l'hiver assoupi. Dès que la neige se met à tomber dans la montagne, il s'installe dans sa tanière, à l'abri, protégé par la neige qui referme le refuge. En hiver, il passe son temps à dormir sans manger. Il vit sur ses réserves de graisse. Pendant l'automne, il a parcouru la forêt en se gavant de myrtilles et de fruits secs. Ses réserves lui permettent de passer plusieurs mois sans bouger. Il lui arrive, si le temps est plus clair, de sortir pour se dégourdir les pattes. En hiver, les petits ours naîssent bien à l'abri dans la tanière de leur mère.

Où se trouve sa tanière

L'ours brun vit dans les forêts sauvages des montagnes. Il est impressionnant quand il se dresse sur ses pattes arrières, mais il lui faut une grande maison. Il installe sa tanière au milieu des rochers, dans un trou profond, une grotte ou une caverne. Il peut aussi l'aménager dans un arbre battu par le vent ou même en construire une avec des branches, comme une cabane.

 

 

 

Qu'est-ce qu'un parc national ?

Le parc national est un territoire unique. Il se compose de deux zones : l'une centrale qui mesure 45 700 ha, qui a fait l'objet d'une protection renforcée ; l'autre périphérique de 206 300 ha, destinée aux richesses naturelles, culturelles et économiques. Les Pyrénées Occidentales, s'inscrivent dans un des sept parcs nationaux français et sont dans un réseau mondial de 8 500 espaces analogues, dont 200 se situent en Europe.

 

Le parc sert à protéger et à préserver la biodiversité, les paysages et sites, accueillir le public pour qu'il puisse profiter du patrimoine en le respectant, réunir la protection de la nature avec les activités économiques, contribuer au développement durable des vallées, tels sont les objectifs du parc national.

Travail effectué par les gardes moniteurs : reproduire les populations animales, les observer pour comprendre leur comportement et leur évolution, repérer leur répartition, recenser la flore, réaliser des relèvements topographiques, étudier le climat... Cela peut conduire à la réintroduction d'espèces disparues ou aussi au développement de souches animales ou végétales menacées.

Les agents de terrain doivent informer les visiteurs, les faire aimer leur découverte de la nature pour encourager un comportement respectueux envers celle-ci.

 

 

 

La centrale hydroélectrique

 

Qu’est ce que c’est ?

 

L’eau descend au barrage, du haut de la montagne grâce à des tuyaux appelés conduites forcées, jusqu’à une turbine qui fait tourner un alternateur pour que l’énergie se transforme en électricité. Cette électricité sert à alimenter les usines, les villes, etc.

 

Qu’est qu’un barrage ?

 

Un barrage, c’est une retenue d’eau pour alimenter les régions sèches ou éviter les inondations ou fabriquer de l’électricité. Différents types barrages : voûtes, poids, voûtes multiples et contrefort. Différentes turbines : Péltons, Francis et Coplante.

 

Son origine

 

Des paysans chinois l’ont inventé, il y a à peu près 4000 ans pour garder l’eau lors des sécheresses ou éviter les inondations.

 

Les centrales

 

Plusieurs centrales existent :

 

La centrale nucléaire qui est basée sur l’uranium. Cet uranium est plongé dans une grande cuve où il subit toutes sortes de transformations. L’uranium dégage beaucoup d’énergie : 1g d’uranium = 55 000g de pétrole.

 

La centrale thermique utilise plusieurs combustibles : le gaz, le pétrole ou le charbon. Ces combustibles vont servir à transformer de l’eau en vapeur à haute pression. Cette vapeur va faire tourner une turbine.

 

Les énergies

 

L’énergie solaire qui dégage beaucoup d’énergie, réchauffe l’atmosphère et la vie. On utilise cette énergie avec des fours solaires, des piles solaires, des capteurs solaires, etc.

 

L’énergie éolienne : ce sont des grandes hélices qui tournent avec le vent et produisent de l’énergie électrique.

 

La visite

 

Un ingénieur E.D.F. nous attendait à côté d’une salle. Il nous a montré où étaient situés les différents barrages sur un plan. Il nous a montré un film sur le fonctionnement du barrage et de la centrale hydroélectrique. A la fin, cet ingénieur nous a montré les alternateurs.